Les Galops de Mogador : Corinne 42 ans, 62 Blendecques - Mars 2010

Impression d'ensemble : dépaysement total recherché et parfaitement au rendez-vous, surtout quand on coupe son portable pour la semaine pour vivre simplement au grand air avec son cheval (et quelques cavaliers). Dans l'ensemble : une des plus belles expériences qu'il m'ait été données de vivre !
 
Les paysages : étant données les pluies tombées cet hiver au Maroc, nous passions de l'Irlande au Maroc en une journée voire en quelques instants (plaines vertes et grasses puis dunes de sables ou falaises arides). Flore : des arganiers à perte de vue, un palmier isolé de temps à autre, des cactus et des figuiers de Barbarie… Faune : chèvres grimpant aux arbres, dromadaires, écureuils, un serpent et plus classiquement : ânes et vaches.
 
L'intérêt culturel et historique : ce n'est pas le propos de cette randonnée, bien que Saïd et Mohammed soient toujours disposés à répondre à nos interrogations culturelles.
 
L'intendance : vols et transferts très bien. Les mots me manquent pour qualifier la qualité des repas : prodigieusement bons (tajines, couscous pour les dîners), du pain cuit le matin même que l'on déguste encore chaud au milieu de nulle part… Dégustation d'un excellent camembert AOC avec un verre de Guerrouane à l'aplomb d'une plage déserte : expérience à ne pas rater ! Pique-nique du midi : crudités et sucres lents pour tenir le coup. Le thé à la menthe et les petits gâteaux qui nous attendent après avoir dessellé et pansé les chevaux.
 
Les guides : Saïd et Mohamed très sympathiques, à l'écoute des cavaliers. Prêts à nous faire partager leur culture et leur connaissance des chevaux. Par contre, je faisais partie d'un groupe ayant déjà participé à cette rando, donc j'ai dû demander un minimum d'info sur les consignes de sécurité (que certains cavaliers ont du mal à respecter !!! comme les distances de sécurité…)
 
Les chevaux : c'était mon angoisse au départ : monter des chevaux entiers. Mon cheval était jeune mais parfaitement équilibré (comme les autres). Effectivement ils ont du "sang" mais ne cherchent pas à éjecter leur cavalier.
 
Suggestions : comme je l'ai écrit à Christophe, parfois le rythme de la randonnée est un peu lent sur les chemins, peu de trot ou de galop avant d'arriver le quatrième jour sur une plage et de lâcher les chevaux ! Le peu de trot et de galop effectués avant ne permettent pas d'appréhender peu à peu la puissance de ces chevaux ; je pensais donc en avoir la pleine maîtrise. Les galops sur la plage nécessitent de prévenir les cavaliers non habitués ! Moi qui suis une cavalière de CSO qui ne connaît que la maitrise la plus totale de son cheval, la première cavalcade a été un choc violent. Saïd a compris mon malaise et nous avons galopé tous les deux après avoir laissé partir les autres chevaux. J'ai pu apprécier le galop extrêmement rapide de ce fabuleux cheval sans avoir peur des autres chevaux et d'éventuels écarts pouvant entraîner une (rude) chute. Sans cette prise en compte, je ne suis pas sûre que j'aurais renouvelé l'expérience de la randonnée.

NOTE : 16/20