Impression d'ensemble : six jours magnifiques d'immersion totale dans le désert, à dormir sous les étoiles, boire des litres de thé, chevaucher au soleil couchant, faire des siestes interminables le midi, écouter les Bédouins nous raconter leurs histoires au coin du feu le soir, goûter du lait de dromadaire (trait devant nous)… Le bonheur. Un seul bémol : Pétra, expédiée en milieu d'après-midi en pleine affluence (ça reste quand même superbe). Et le dernier hôtel à la Mer Morte, un peu trop occidentalisé : lorsque l'on revient du calme et du silence du Wadi Rum, la transition est rude ! Mais ce séjour restera l'un de mes meilleurs souvenirs de voyage. D'ailleurs tout le monde a pleuré en quittant le désert : c'est une expérience qui vous marque à jamais.
Les paysages : très variés, contrairement à ce que j'imaginais : de grandes plaines où pousse une végétation rase, des canyons vertigineux, des blocs rocheux de toutes formes, des sables de toutes les couleurs (rose, jaune, beige…) Nous avons eu la chance également d'admirer un arc-en-ciel dans le désert. Seul bémol à nouveau : les environs du dernier hôtel à la Mer Morte, très "terrain vague". En revanche, la vue sur les côtes israéliennes est magnifique.
L'intérêt culturel et historique : assez léger : notre guide Faleh n'a pas été extrêmement prolixe sur ce sujet, plutôt en mode service minimum. Mais à vrai dire, j'y allais surtout pour me vider la tête, donc cela ne m'a pas dérangée. Le guide de Pétra était très intéressant, mais c'était un peu le marathon.
L'intendance : remarquable gestion de crise de Cavaliers du Monde en ce qui concerne le volcan islandais : j'ai pu partir, même avec deux semaines de retard ! Vols et transferts impeccables, sauf le dernier pour la Mer Morte : le chauffeur nous a sommés de choisir entre le château et la baignade, alors qu'au final nous aurions largement eu le temps de faire les deux. Par ailleurs, nous avons dû payer le dernier repas, l'hôtel nous soutenant qu'il n'était pas inclus. Pour le reste, nos aides de camps dans le désert étaient adorables et nous ont fait une cuisine À TOMBER pendant toute la rando. Un vrai plaisir ! Par ailleurs, la douche portable (dans laquelle on se lave au broc) a été bien utile, jusqu'au camp ou une vraie douche (avec de l'eau chaude, des robinets et tout) a fait le bonheur de tous.
Les guides : l'inénarrable Faleh, qui ne parle que quand il en a envie mais devient vite intarissable lorsqu'il décide que l'ambiance du groupe lui convient (visiblement, ça a été le cas avec nous). Tous les soirs, nous recevions au campement un de ses frères, oncles ou cousins, avec leur oud ou leur narguilé, pour des veillées on ne peut plus typiques.
Les chevaux : tous adorables, extrêmement respectueux, ne cherchant jamais à prendre la main. Un seul regret : Faleh estimant que nous ne gardions pas assez nos distances (à raison), nous n'avons fait que de petits galops à la queue-leu-leu et jamais lâché complètement les chevaux. Cela dit, je pense que s'il nous l'aurait dit au lieu de le ruminer dans son coin, chacun de nous aurait fait plus d'effort en ce sens. Heureusement, nous avons quand même eu notre lot de "canter" : trois par jours environ.
Suggestions : essayer d'organiser une visite plus matinale de Pétra, quand il y a moins de monde. Le dernier jour, insister pour que l'on puisse visiter le château avant d'aller à la Mer Morte : on a largement le temps. Peut-être trouver un hôtel plus typique à la Mer Morte, au lieu de ce centre pour curistes. Et bien préciser que le dernier repas est inclus.