Impression d'ensemble : sensation d'avoir vécu une aventure dans de bonnes conditions de sécurité. Très satisfaite de l'accueil et de l'accompagnement d'Adolfo et de Nahauel. Très satisfaite des chevaux. Un peu souffert du froid, surtout la nuit, jusqu'à ce qu'Adolfo me prête son sac. En ce qui concerne la liste pour les bagages, prévoir un sac de couchage -15°. Pour la journée, prévoir comme pour la France à la montagne en hiver. Pour le visage, la crème solaire ne suffit pas, il faut une protection contre le froid et le vent. J'étais très contente d'avoir mon casque pour tenir mon écharpe sur le visage. J'avais aussi mes lunettes de ski qui m'ont bien protégé les yeux du froid. J'ai regretté de ne pas avoir ma cagoule et mes gants de ski. Le temps changeant très vite, c'est mieux d'avoir des vêtements contre la pluie qu'on peut garder tout le temps. Un petit regret par rapport à Buenos Aires : j'aurais aimé y rester deux/trois jours de plus avant la rando.
Les paysages : très beaux et très impressionnants. Surprise par rapport à ce que j'imaginais. J'imaginais une terre très sauvage, mais pas une terre qui avait été habitée, puis, abandonnée (abris en tôle qui s'effondrent). Une mention particulière pour Adolfo qui s'efforce d'entretenir au mieux, particulièrement à Baya Thétis où nous étions très bien. Difficile aussi de constater le nombre de déchets que notre civilisation produit ! Découverte passionnante des animaux : lamas, guanacos, pingouins, otaries, lions de mer, renards, condors, albatros et tous les oiseaux dont je n'ai pas retenu le nom. Intérêt des troupeaux en liberté, ruminants et chevaux (beaucoup de cadavres de vache, l'hiver a parait-il, été particulièrement rude). Petit regret d'avoir été dans un groupe bruyant et de ne pas avoir eu le temps de regarder… Non pas à cause des exigences du trajet mais par un manque d'attention de certains participants.
L'intérêt culturel et historique : regret de ne pas être restée un peu plus à Buenos Aires, qui est une grande ville, donc les déplacements prennent du temps. Par contre, très bien pour l'emplacement de l'hôtel et la culture tango. En Terre de Feu, l'intérêt est plutôt géographique. J'aurai pu en apprendre plus sur la culture indienne et les différents occupants en connaissant l'espagnol. Mais pas de frustration à ce niveau. Je ne sais pas comment classer l'atterrissage à Ushuaia mais il vaut aussi le déplacement.
L'intendance : bien, vols Air France particulièrement agréables. Hôtel Buenos Aires bien. Hébergement et repas pendant la rando bien. Un peu les uns sur les autres à Ushuaia, surtout au retour, mais là encore, c'est dépendant du comportement du groupe. J'aurais souhaité être seule ou avec Eve à ce moment.
Les guides : super, 20/20. J'ai eu une assistance personnalisée, discrète et efficace quand j'en ai eu besoin…
Les chevaux : très bien, très sûrs et confortables. Y compris les selles.
Suggestions : liste des bagages plus conséquente (voir ci-dessus). Possibilité de rester quelques jours à Buenos Aires. Ushuaia mérite aussi qu'on s'y arrête. Les deux seraient peut-être trop longs mais peut-être proposer au choix l'une ou l'autre. Je suis d'accord avec Christophe sur l'aspect extraordinaire de la rando.