La Route de Zagoria : Françoise 56 ans, 75 Paris - Août 2015

Impression d’ensemble : très belle randonnée aux sensations multiples. Tant les paysages traversés, les Albanais rencontrés que la randonnée équestre en elle-même (galops nombreux, forts dénivelés, chevaux hyper sympas…), tout est source de dépaysement et de petits et grands bonheurs.
 
Les paysages : les paysages sont à couper le souffle : montagneux avec des à-pics vertigineux, pierreux ou à l‘inverse couverts d’une végétation très variée. Les cours d’eau y sont nombreux et les ponts médiévaux qui les enjambent semblent appartenir aux rivières. D’un versant à l’autre d’une même montagne, tout peut changer. On a l’impression d’être au bout du monde et de parcourir des paysages que peu de voyageurs ont traversés (hormis au Moyen-Age quand les grandes caravanes empruntaient la route de Zagoria en redoutant d’être rançonnées par les bandits). Aujourd’hui, seul le cheval en permet l’accès.
 
L’intérêt culturel et historique : très important car, outre les ponts médiévaux, les monastères et églises orthodoxes sont très nombreux. La guide Kristina est un puits de connaissances. Dans un anglais impeccable, elle nous a raconté les histoires de tous ces monuments, montré les détails architecturaux ou artistiques dont, sans elle, nous serions passé à côté. Son érudition est à la hauteur de sa passion pour ce patrimoine historique et artistique, en danger qui plus est, car non protégé. Les fresques, magenta, ocre et dorées, les icônes venues du fond du Moyen-Age nous sont apparues dans leur dénuement magnifique, protégées par la seule ferveur des habitants des petits villages.
 
L’intendance : l’intendance a été parfaite. Le transfert aller-retour Tirana-Gjirokastër a été très facile sans aucune attente. En ce qui concerne repas et hébergements, ils nous ont permis d’être au contact de la population, toujours très accueillante et attentive à notre bien-être. Aussi cela a-t-il été un vrai plaisir de rencontrer des Albanais des petits villages et si la barrière de la langue était souvent là, elle n’a pas empêché néanmoins des échanges toujours amicaux et instructifs. Tous avaient à cœur de nous faire découvrir leurs richesses (ruches, moutons, raki...) et à nous offrir dans les repas les meilleurs de leurs produits.
 
Les guides : absolument parfaits. Kristina et son mari Aurel connaissent parfaitement chaque recoin des paysages traversés et font tout pour nous faire partager leurs connaissances. Aurel s’occupe de l’intendance avec discrétion et grande efficacité et Kristina nous entraine avec fougue sur les chemins escarpés ou les prairies herbeuses. Deux accompagnateurs (l’un qui ouvre et l’autre qui ferme la marche) permettent à chacun de choisir son allure et de partir au galop derrière Kristina ou de musarder au pas pour mieux s’imprégner du grandiose des paysages.   
 
Les chevaux : à l’aise sur tous les terrains, capables de gravir des pentes très escarpées d’éboulis rocheux comme de galoper dans de vastes prairies. Ils sont petits, rustiques et s’adaptent très vite à leur cavalier.

NOTE : 20/20